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L'univers révélé

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28 octobre 2005

L'astronomie servie par le perfectionnement des télescopes


hubbleobserv"Observer l'univers quand il n'avait que le dixième de son page"


Si nous avons pu acquérir de telles connaissances, c’est notamment grâce aux progrès considérables qui ont été réalisés en matière d’observations. Si les télescopes n’ont cessé d’accroître leurs capacités tout au long des XVIIIème et XIXème siècles, ils parvinrent à leur apogée dans les années 1950. Pour dépasser la contrainte technique qu’impose la réalisation d’un miroir de plus de 10 mètres de diamètre, il fallut recourir à d’autres solutions.

 


Celles-ci furent trouvées à travers le regroupement de miroirs disposés en hexagone et alignés par ordinateur. Cette technologie inventée en 1979 fut poussée à un stade ultérieur avec les super télescopes jumeaux Keck I (1993) et Keck II (1996) qui furent disposés à Hawaii. Dans ce cas, le miroir est constitué de 36 petits miroirs contrôlés par ordinateur.

 


keck     keck_observatory_

Keck I et Keck II


Une autre solution très efficace consista à s'aider d'ordinateurs pour former l'image virtuelle d'un télescope géant à partir de celles de plusieurs télescopes ou miroirs (c'est l'interférométrie). C'est l'idée du Very Large Telescope des Européens (VLT). Débuté en 1991 et inauguré officiellement le 5 mars 1999, le VLT se situe sur le Cerro Paranal, au nord du Chili dans le désert de l'Atacama à 2635 m d'altitude.

very_large_telescope
Le V.L.T.

 
Une autre conception allait donner naissance à l’astronomie spatiale. En avril 1990, la navette spatiale Discovery mit en orbite le fameux télescope spatial Hubble. La netteté des images est de l’ordre de vingt fois supérieure à celle des télescopes terrestres. Hubble dispose d’un miroir de 2,4 m et fait 13,3 m de long. Il fait le tour de la Terre en 95 minutes. Hubble a livré au monde entier une vision extraordinaire des plus lointaines galaxies. Malgré tout, la sensibilité de ce télescope reste limitée par son faible diamètre ( « seulement » 2,4 m ). Hubble jouit d'un avantage décisif: il évolue dans un vide quasi absolu, à 600 kilomètres de la Terre. Il n'est pas gêné par les turbulences de l'air. N'étant pas absorbées par l'atmosphère, toutes les radiations lumineuses lui parviennent, même l'ultraviolet et l'infrarouge.


hubble11       

Le télescope spatial Hubble


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A suivre... La foire aux galaxies.

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27 octobre 2005

La Voie lactée, centre de l'univers ?


galaxie13"Pas plus que la Terre hier, la Voie lactée n'est le centre de tout."

Au cours des années 1920, on avait comme  l’impression d’être revenu en arrière. On assistait à un débat réactualisé sur le géocentrisme sauf que notre galaxie, la Voie lactée, avait remplacé la Terre comme centre de l’univers. Et le système solaire était placé au milieu de la Galaxie.

En tout cas, on le pensait.

De nombreuses recherches allaient démontrer que, pas plus que la Terre hier, la Voie lactée n’est le centre de tout.



En travaillant sur certaines étoiles qui ont la particularité d’avoir une luminosité variable, l’astronome américain Harlow
shapley1 Shapley (1885-1972) considéra qu’il fallait revoir les échelles de distance. En 1913, lorsqu’il mesure les distances de groupes particuliers d'étoiles, les amas globulaires, il constate que le centre de notre Voie Lactée est à plus de vingt mille années-lumière de nous, dans la direction du Sagittaire. Nous occupons donc une position décalée.


Edwin Hubble : la fin de l'univers de poche

Le célèbre astronome américain Edwin Powell Hubble (1889-1953) aura la chance de pouvoir travailler depuis le poste d’observation du mont Wilson dont la réputation était internationale. Grâce à ces grands télescopes, il parvint à établir une relation de proportionnalité entre distance des galaxies et décalage spectral vers le rouge.

edwinhubble1Le 17 janvier 1929, Hubble soumit à la communauté scientifique américaine un article intitulé Relation entre distance et vitesse radiale dans les nébuleuses extragalactique. Il traçait une droite demeurée célèbre. Il en ressortait que les galaxies s’éloignaient de nous avec une vitesse proportionnelle à la distance qui nous sépare d’elles. Les galaxies bougent. Notre petit monde n’est qu’une zone dans un vaste système.


La loi de Hubble mettait un terme à un univers de poche et ouvrait des perspectives nouvelles pour une cosmologie du futur. Notre galaxie était loin d’être unique. Son modèle s’était même répété dans un milieu élastique car Hubble conclut que tout l’Univers était en expansion.

La droite de Hubble   droitehubble2

 

A partir d’une analyse de la lumière en ses différentes longueurs d’onde (la spectroscopie) il est possible de mesurer l’éloignement d’un objet par rapport à nous en vérifiant que la lumière qu’il émet se décale vers le rouge.

Une nouvelle étape dans l’étude de la hiérarchie des structures de la matière dans l’Univers sera franchie avec la mise en oeuvre du télescope Schmidt au mont Palomar vers la fin des années 1940. Ce télescope permit de photographier tout le ciel de l’hémisphère Nord entre 1950 et 1954. L’astronome américain George O. Abell (1926-1983) découvrit des structures encore plus grandes que les groupes de galaxies : les amas de galaxies. Il s’agissait de quelques milliers de galaxies liées par la gravité.


En quelques années seulement, la géographie de l’Univers fut totalement bouleversée.


La Voie lactée : une galaxie parmi tant d'autres

Le Système solaire se trouve à la périphérie de la galaxie dont nous faisons partie et que l’on nomme La Voie Lactée à cause de son aspect laiteux. La Voie Lactée est un disque de 100 000 années-lumière de diamètre. En dehors de la partie centrale, la matière se répartit dans des bras spiraux. A l’intérieur de ce système fort complexe, le Soleil, les planètes et satellites parcourent son orbite en 250 millions d’années. On appelle cela l’année cosmique. Notre système solaire se situe dans l’un des deux bras de la galaxie spirale, celui qui est appelé bras du Sagittaire. Elle répond au schéma de la galaxie spirale c'est-à-dire qui tourne sur elle-même.

milkywayNous n’occupons aucune place centrale ni privilégiée au sein de la galaxie et nous sommes en mouvement dans la galaxie.

 

Nous n’occupons aucune place centrale ni privilégiée au sein de la galaxie et nous sommes en mouvement dans la galaxie. Les astrophysiciens parviendront à dresser une carte de la galaxie (Oort, Kerr et Westerhout en 1958). En 1991, alors que cette idée avait été avancée, il était prouvé que la Voie Lactée possède une barre centrale (Blitz et Spergel 1991; travaux groupés 2001).

 

La galaxie peut être radiographiée ce qui donne des clichés qui sont la combinaison d’observations réalisées sur une longue période de temps. Ces cartes donnent une représentation précise de notre Galaxie, impossible à obtenir autrement. Notre galaxie présente une courbure qui débute à l’intérieur de l’orbite du Soleil, laquelle s’accentue au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre de la galaxie. Ces courbures apparaissent et disparaissent sans cesse. Elles restent sans explication à l’heure actuelle.



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Quelle est la géographie exacte de notre galaxie ? Retour sur le grand Débat des années 20.

En concluant que notre position est excentrée dans la Galaxie, Shapley devenait le centre d’une controverse sur la structure de l'univers, qui l’opposera aux astronomes de son époque.

 

C’est ce que l’on a appelé le Grand débat, dont le point d'orgue fut, en 1920, une rencontre publique organisée par George Ellery Hale, le fondateur de l'observatoire du mont Wilson, en Californie, avec l’astronome américain Heber Doust Curtis.

 

Les positions divergeaient totalement. Si pour Curtis il fallait considérer que nous faisions partie d'une petite Galaxie, Shapley à l’inverse estimait que nous participions d'une grande Galaxie, dont les spirales seraient des satellites.

 

Shipley avait raison car on devait prouver ultérieurement la présence d’un immense amas de galaxies (appelé le Groupe local) auquel appartient la Voie lactée.

 

Les nouveaux instruments ont permis le développement des recherches extragalactiques, tant pour l'étude détaillée des galaxies proches que pour la structure de l'univers local.

En effet, si nous revenons à la Voie lactée, nous apercevons dans une région proche les deux nuages de Magellan, visibles dans le ciel austral. Le Groupe local est constitué par une trentaine de galaxies représentent une masse totale de 650 milliards de fois celle de notre Soleil. Les galaxies les plus importantes sont M 31, la Nébuleuse d’Andromède, la Voie lactée et M 33, la Nébuleuse du Triangle. Le groupe local que nous venons d’étudier est lui-même englobé dans une autre structure nommée superamas local mis en lumière par Gérard de Vaucouleurs (1918-1995) qui, dans les années 1970, l’a identifié en lui donnant l’amas de la Vierge (Virgo) comme centre. L’ensemble du Groupe local appartient à une association encore beaucoup plus considérable : le Superamas local. Il héberge en son centre l’amas de la Vierge qui, grâce à sa taille, développe une force d’attraction irrésistible sur son environnement.

 


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A suivre... Au sujet du perfectionnement des télescopes

27 octobre 2005

Visite à l'extérieur du système solaire


comete"Comment les comètes nous attirent obligatoirement au-delà du Système"

En astronomie, les découvertes sans cesse plus surprenantes des chercheurs ont mis en lumière des objets inattendus dont l’étude conduit bien au-delà de ce système.

Au premier rang viennent les comètes. Si leur existence est connue depuis l’Antiquité, les explications relatives à leur origine sont très récentes. Certaines comètes seraient éjectées à l’extérieur du système solaire à la suite de multiples interactions gravitationnelles avec les planètes géantes.

oort


Leur regroupement sous forme de sphère est nommé Nuage de Oort, du nom de l´astronome néerlandais Jan Oort (1900-1992) qui a formulé cette hypothèse vers 1950. Ce nuage pourrait contenir environ mille milliards de comètes.


ceinturenuageLe Nuage de Oort, région frontalière froide, nous emmène très au-delà du système solaire puisqu’il est placé après Pluton. Ce Nuage nous approvisionne en comètes dites à longue période c’est-à-dire de plus de 200 ans (ex. la comète Hale-Bopp). Ce Nuage fournit aussi les comètes à période intermédiaire, comme celle de Halley, dont les périodes sont comprises entre 20 et 200 ans.

Ce shéma provient de http://www.astrofiles.net/index.php.

D’autre part, il y a les comètes situées à proximité de l’orbite de Neptune qui ont formé la Ceinture d’Edgeworth-Kuiper - des noms des astronomes irlandais Kenneth Edgeworth (1880-1972) et américain Gérard Kuiper (1905-1973).



Ainsi, au cours de la seconde moitié du XXème siècle, nous avions parcouru  l'espace essentiellement grâce à des engins spatiaux, exception faite de l'aventure lunaire.  Nous étions désormais acquis à la certitude qu'il s'agissait d'un immense territoire dont nous commencions à peine à mesurer l'immensité et l'extrême complexité. Après avoir difficilement rompu avec le géocentrisme, l'individu portant un intérêt aux questions astronomiques comprenait qu'il ne fallait plus parler de centralisme. Comme jadis nous l'avions cru pour notre belle planète, la Voie lactée n'était pas le centre de l'univers.

Un grand homme, l'Américain Ewin Hubble, allait nous montrer le chemin.


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A suivre... second chapitre : le monde des galaxies.

27 octobre 2005

Un renouvellement des connaissances astronomiques


jupiter"Comprendre le fonctionnement du cosmos et détecter la vie"

Tandis que l’homme avait pu vérifier de visu qu’il n’y avait pas le moindre signe de vie sur la lune, il balaya le système solaire tout entier à partir des années soixante pour mieux comprendre le fonctionnement du cosmos et pour détecter la vie. Il espérait aussi recueillir des informations afin de bâtir un modèle explicatif à propos de la naissance du monde.

 

Examinons, à travers un très bref rappel, les grandes étapes de l’exploration organisée et systématique du système solaire.

 

venusLe premier survol de Vénus par la sonde américaine Mariner 2 date de 1962. Vénus sera cartographiée dans les moindres détails grâce à la mission Magellan (1989-1994). Comparable à la Terre, cette planète sous effet de serre n’a pas su garder son eau qui s’est évaporée à cause du rayonnement solaire.

 

En 1965, la sonde Mariner explore Mars. En juillet 1997, un petit engin, Pathfinder, se posera sur la planète rouge. Ainsi nous savons aujourd’hui que Mars est très proche de la Terre: la planète sœur se caractérise par son relief accidenté, ses deux hémisphères distincts, ses volcans remarquables, ses calottes polaires et ses deux lunes (Phobos et Deimos). mars1

Planète froide (température moyenne de –53°) et morte tout à la fois, Mars aurait perdu son atmosphère et l’eau à l’état liquide l’aurait fui, faisant obstacle à l’apparition de la vie.

 


En 1974 et 1975 le sonde spatiale américaine Mariner 10 retransmettra des clichés de Mercure, la première planète gravitant autour du soleil. D’un diamètre inférieur de 4O% à celui de la Terre, cette planète présente un champ magnétique et des écarts thermiques considérables. Depuis 1995, des dépôts de glace aux pôles ont été détectés.

 

Il restait que les planètes géantes conservaient leur mystère. Outre leur atmosphère de gaz très massive, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune ont véritablement des points communs : gros volume, faible densité, petit noyau, prépondérance de l’hydrogène et de l’hélium, présence d’anneaux et d’un grand nombre de satellites. Nous pensons que l’atmosphère de ces planètes est proche de la nébuleuse primitive. Dire que Jupiter, la plus grande planète du système solaire, pourrait contenir la Terre 318 fois !

saturne1Saturne pourrait être une invention de notre imagination : des milliers d’anneaux, 47 satellites, une surface totalement liquide. Enfin Neptune et Uranus, près desquelles la Sonde Voyager 2 s’approcha en 1989, sont deux sœurs jumelles riches en anneaux et en satellites.

Voir fichier sur le tableau des planètes (PDF) tableau_univers.pdf



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A suivre : visite à l'extérieur du système solaire




26 octobre 2005

Trois hommes sur la lune

neil_armstronglune1"21 juillet 1969 Armstrong, Aldrin et Collins se posèrent sur la lune"


Il restait à vérifier un certain nombre de nos connaissances théoriques depuis un point éloigné de la Terre. C’est ainsi que l’homme réalisa un rêve : marcher sur la Lune. Pour la première fois, il serait possible de passer de la simple observation à l’étude sur le terrain.

 

L’aventure spatiale connut son aboutissement au cours du mois de juillet 1969 lorsque le LEM baptisé Eagle se posa sur la mer de la Tranquillité. C’était la mission Apollo 11.

 


neil_armstrong1Neil Armstrong fut le premier homme à marcher sur la lune puis Edwin « Buzz » Aldring le rejoignit. Ensemble, ils planteront le drapeau américain sur le sol lunaire.

 

Grâce aux prélèvements effectués sur la place, on a pu conclure que la lune est contemporaine de la Terre. Selon une hypothèse proposée en 1975 par les Américains A. Cameron, W. Ward, D. Davis et W. Hartmann on considère que la lune a pu se former, il y a quelque 4,6 milliards d’années, à la suite d’une collision survenue entre la Terre et un autre corps du système solaire, d’une masse au moins égale à celle de Mars, à la fin de l’époque de la formation des planètes.

 

Cette théorie de la collision-fission-accrétion explique, beaucoup mieux que les autres modèles, la ressemblance de la lune avec le manteau terrestre, sa pauvreté en fer et en éléments volatils et sa richesse en éléments réfractaires. Probablement que ce genre de catastrophe serait à l’origine de la composition particulière de Mercure et de la forte inclinaison de l’axe de rotation d’Uranus.



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La mission Apollo 11
Armstrong, Collins et Aldrin


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A suivre... 1960/80 un renouvellement des questions astronomiques

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26 octobre 2005

Grandeur et décadence du mythe des Martiens

 

 

mars"Mars, la planète qui a inspiré Wells et Spielberg, ne nous renseigne pas sur l'exobiologie"

Mars fut à l’origine des rêves les plus fous. Comme l’homme espère toujours, tout en le craignant, pouvoir rencontrer une vie extra-terrestre c’est-à-dire venant d’une région située au-delà du système solaire, il plaça dans Mars l’espérance d’une planète habitée.

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Cette croyance débute avec le travail très sérieux de l’astronome italien Giovanni Schiaparelli (1835-1910) qui publiera une carte des « canaux » de la planète en 1888.

Vers 1885, l’Américain Percival Lowell (1855-1916) fit construire tout spécialement une lunette géante pour résoudre l’énigme des canaux d’irrigation qui intriguaient les scientifiques. De cet observatoire établi à proximité du Grand Canyon, Lowell se convainc de l’existence d'un vaste système d'irrigation mis en place par les Martiens à la surface de leur planète, pour lutter contre la sécheresse.

lowell2C'est Lowell qui donna naissance au mythe des Martiens.

En Europe, des chercheurs qui s’improvisent se distinguent par des déclarations fracassantes, comme par exemple Camille Flammarion pour qui le peuplement de Mars par une race supérieure à la nôtre est très probable (1892). Les observations réalisées en 1941 au Pic du Midi (B. Lyot, J. Focas) mettront un terme au mythe des canaux martiens. En 1965, les travaux de la sonde Mariner 4 confirmeront ce verdict : les canaux de Mars se résolvaient en des chaînes issues de petits cratères. Lowell ignorait que les premières images de la surface martienne nous parviendraient en 1965 grâce à Mariner 4, que quelques années plus tard la planète allait être cartographiée et surtout, qu’en juillet 1997, un petit engin nommé Pathfinder devait se promener sur Mars pour nous offrir des vues extraordinaires.  pathfinder


Définition :

Exobiologie : C'est la science qui étudie la vie dans un environnement extérieur à notre planète. Vie extra-terrestre.


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A suivre... le 21 juillet 1969.

26 octobre 2005

Sur l'évolution de l'univers

univers21"Premières interrogations sur la nature de l’univers"

Alors que ce dévoilement des lois générales du Cosmos frappe l’imagination populaire, certains philosophes et savants du XVIIIème siècle projettent déjà leur regard sur la nature profonde de l’univers qui nous entoure, bien au-delà du Système solaire.

Ainsi l’astronome britannique Thomas Wright (1711-1786), qui veut réconcilier science et religion, lance l’idée, déjà entrevue par Galilée, de la Voie lactée, définie comme un disque plat d’étoiles dans lequel notre système solaire serait plongé. Wright est convaincu aussi de la pluralité des systèmes et des mondes même s’il est incapable de fonder tout cela sur des calculs précis.

Dans sa Théorie du ciel (1755), Emmanuel Kant dira du Cosmos que c’est une nébuleuse primitive qui, sous l’effet de certaines forces physiques, a donné lieu à notre système solaire.

Déjà présente dans le Cosmotheoros du physicien hollandais Christiaan Huygens, paru en 1698, l’idée d’une vie extra-terrestre est reprise par Fontenelle qui doit son succès à sa description imaginaire des habitants de chaque planète du système solaire.


La formation du système solaire : Un pont jeté en direction de l’étude des galaxies

 

 

 

 

laplacePierre-Simon Laplace (1749-1827) – le Newton français – pensait pouvoir calculer l’évolution passée et future de l’univers. Il démontrera la stabilité à long terme du système solaire et imaginera les trous noirs. Dans son Exposition du système du Monde (1796-1824), il formula son hypothèse cosmogonique de la formation du système solaire à partir de la condensation d'une nébuleuse primitive. Le refroidissement des couches extérieures autour d'un noyau fortement condensé, joint à la rotation de l'ensemble, aurait engendré dans le plan équatorial de la nébuleuse des anneaux successifs; ces derniers auraient donné les planètes et leurs satellites, tandis que le noyau central aurait formé le soleil.

Cette argumentation influença grandement le développement de la pensée au XIXème siècle et, longtemps, on pensera que les nébuleuses spirales (galaxies) étaient des systèmes solaires en formation.

L’astronomie entre désormais dans les cabinets de curiosité des collectionneurs mais pas encore dans les académies ni dans les musées. Si l’intérêt pour l’astronomie envahit la sphère publique, c’est aussi à la suite de la découverte de nouvelles planètes et de nouveaux satellites, de telle manière qu’en deux siècles le public assista au renouvellement du paysage cosmique.


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A suivre... Le mythe des Martiens.

26 octobre 2005

Le catalogue de Charles Messier



androm_de"L'une des premières étapes majeures dans l’histoire de la découverte des objets du ciel profond"

Non seulement le Système solaire prend peu à peu l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui, mais le Ciel se remplit d’objets qu’un astronome a l’idée de recenser.

Ce formidable catalogue imagé, nous le devons au Français Charles Messier (1730-1817). Aujourd’hui encore on fait référence à ses travaux en appelant par la lettre M. suivie d’un numéro des galaxies, comètes ou étoiles. Ainsi la nébuleuse du Crabe est M.1, la galaxie d'Andromède M.31, la nébuleuse d'Orion M.42 et les Pléiades M.45, pour donner quelques exemples.

C’est en 1769 que Messier publiera la première version de son catalogue. Il sera associé à la publication de la Connaissance des Temps (1785-1790). Durant les années 1758 à 1782 Charles Messier, astronome français établit une liste d'environ 100 objets diffus qui étaient difficiles à distinguer des comètes à travers les télescopes de l'époque. Son étonnant catalogue devint fameux parce qu’il représentait la seule collection des plus beaux objets du ciel, comprenant des nébuleuses, des amas d’étoiles et des galaxies.

Il constitue l'une des premières étapes majeures dans l’histoire de la découverte des objets du ciel profond.


Son observatoire de l'Hôtel parisien de Clunycluny

 

"Le furet des comètes" Loiuis WV

Messier n'a pas conduit une surveillance systématique du ciel, et beaucoup des objets qu'il découvrit, le furent tout au long de sa recherche des comètes.pierremechain

Un grand nombre d'objets de la liste ont été découverts par son collaborateur Pierre Méchain.

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A suivre... L'évolution de l'univers avec Pierre-Simon Laplace


26 octobre 2005

Au sujet de la forme terrestre

terre_ronde"De la théorie de Newton à la géodésie"

La question de la circonférence terrestre a été résolue en trois étapes. D’abord, pendant l’Antiquité, Erastothène de Cyrène (275-195 av. J.-C) compara les longueurs des ombres projetées en différents lieux et à plusieurs moments de la journée pour en conclure, en 240 av. J.-C., que la circonférence représentait environ 39.751 km, ce qui est une donnée assez correcte au regard de la valeur admise actuellement de 40.074 km. Dans un second temps, mais bien plus tard, au XVIIème siècle, on utilisa la méthode dite de la triangulation qui consiste à relier les deux lieux d'un méridien dont on veut connaître la distance par une chaîne de triangles. C’est l'abbé Jean Picard (1620-1682) qui développera avec succès la triangulation géodésique en 1669-1670. Enfin, grâce à des méthodes modernes, en utilisant les satellites, les résultats furent encore affinés. Une excellente approximation de la distance Terre-Lune fut établie en 1751 par les astronomes français Joseph Jérôme Le François de Lalande (1732-1807) et l'abbé Nicolas Louis de La Caille (1713-1762) par une méthode de triangulation en observant la Lune au même instant à Berlin et Cap (Le Cap, Afrique du Sud).

Ceci dit, comment représenter la Terre ? Une première mission française composée de Godin, Bouguer et La Condamine travailla au Pérou de 1735 à 1744; la seconde comprenant notamment Maupertuis et Clairaut termina ses travaux réalisés en Laponie en 1737. Il en résultait que la théorie de Newton se confirmait : la Terre est aplatie aux pôles et renflée à l’Equateur.

geoide1Au XXe siècle, grâce à ces nouveaux outils que sont les mesures électromagnétiques, le calcul informatique, la gravimétrie, l’astrogéodésie… nous pouvons avoir une idée de la représentation de la Terre. Celle-ci n’est pas simple à dessiner car sa forme est très irrégulière et se présente à la manière d’un géoïde. Le géoïde est déterminé aujourd'hui au-dessus des mers par altimétrie radar avec des précisions de l'ordre du centimètre, et au-dessus des continents par l'analyse des perturbations des orbites des satellites avec des précisions de l'ordre du mètre.


Définition :

La géodésie spatiale regroupe l’ensemble des techniques utilisant des objets n’appartenant pas au voisinage immédiat de la surface de la Terre et capable de fournir des informations d’ordre géodésiques telles que : la détermination de la forme et des dimensions de la terre, la détermination du champs de pesanteur, la localisation et le mouvement précis d’un objet, le niveau moyen de la mer et son évolution au cours du temps…


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A suivre... La catalogue de Charles Messier

 

25 octobre 2005

Il était une fois l'univers


fontenelle2"Le Soleil est au centre de l'univers, et là il est immobile, après lui, qu'est-ce qui suit ?"

Que de bouleversements ! En quelques années, au cous du 17e siècle, on vient dire au public que la Terre tourne, que l’ensemble des planètes se meut autour du Soleil et que, sur Terre, la gravitation explique la chute des corps. Ces idées traversent la société grâce à des ouvrages de vulgarisation. Le neveu du grand dramaturge Corneille va faire beaucoup pour la diffusion des nouvelles idées scientifiques. Auteur à la mode, philosophe sur le tard, Fontenelle (1657-1757) rédigea un ouvrage qui connut, dès sa parution en 1686, un très grand succès : les « Entretiens sur la pluralité des mondes. »

Au cours d'une conversation galante, Fontenelle explique à une marquise qui n'est pas spécialiste, les secrets de la (nouvelle) mécanique céleste, selon le système de Copernic. Les Entretiens sont divisés en six Soirs, où il est question de la Terre, de la Lune, des autres Planètes, des Etoiles fixes et des découvertes récentes.

 

Entretiens – Premier Soir – Que la Terre est une planète qui tourne sur elle-même, et autour du Soleil.

Figurez-vous un Allemand nommé Copernic, qui fait main basse sur tous ces cercles différents, et sur tous cesmarquise cieux solides qui avaient été imaginés par l'Antiquité. Il détruit les uns, il met les autres en pièces. Saisi d'une noble fureur d'astronome, il prend la Terre et l'envoie bien loin du centre de l'univers, où elle s'était placée, et dans ce centre, il y met le Soleil, à qui cet honneur était bien mieux dû. Les planètes ne tournent plus autour de la Terre, et ne l'enferment plus au milieu du cercle qu'elles décrivent. Si elles nous éclairent, c'est en quelque sorte par hasard, et parce qu'elles nous rencontrent en leur chemin. Tout tourne présentement autour du Soleil, la Terre y tourne elle-même, et pour la punir du long repos qu'elle s'était attribué, Copernic la charge le plus qu'il peut de tous les mouvements qu'elle donnait aux planètes et aux cieux. Enfin de tout cet équipage céleste dont cette petite Terre se faisait accompagner et environner, il ne lui est demeuré que la Lune qui tourne encore autour d'elle. Attendez un peu, dit la Marquise, il vient de vous prendre un enthousiasme qui vous a fait expliquer les choses si pompeusement, que je ne crois pas les avoir entendues. Le Soleil est au centre de l'univers, et là il est immobile, après lui, qu'est-ce qui suit ? C'est Mer cure, répondis-je, il tourne autour du Soleil, en sorte que le Soleil est à peu près le centre du cercle que Mercure décrit. Au-dessus de Mercure est Vénus, qui tourne de même autour du Soleil. Ensuite vient la Terre qui, étant plus élevée que Mercure et Vénus, décrit autour du Soleil un plus grand cercle que ces planètes. Enfin suivent Mars, Jupiter, Saturne, selon l'ordre où je vous les nomme; et vous voyez bien que Saturne doit décrire autour du Soleil le plus grand cercle de tous; aussi emploie-t-il plus de temps qu'aucune autre planète à faire sa révolution. Et la Lune, vous l'oubliez, interrompit-elle. Je la retrouverai bien repris-je. La Lune tourne autour de la Terre et ne l'abandonne point; mais comme la Terre avance toujours dans le cercle qu'elle décrit autour du Soleil, la Lune la suit, en tournant toujours autour d'elle; et si elle tourne autour du Soleil, ce n'est que pour ne point quitter la Terre.



A lire:"Le monde de Fontenelle" par M. Alain Niderst  Le_monde_de_Fontenelle.pdf



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A suivre... Au sujet de la forme terrestre

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